• Clémence

Visiter la péninsule du Yucatan en 3 semaines

Très réputée pour ses plages magnifiques, ses multiples temples et les cénotes dont elle regorge, la péninsule du Yucatan est une belle destination vacances depuis l’Europe. Avec de nombreux vols directs vers Cancun, si vous bénéficiez d’au moins 2 semaines, on vous promet du dépaysement, même s’il sera certainement moins marqué qu’ailleurs au Mexique, en raison du tourisme important dans la région. On vous décrit ici notre itinéraire de 3 semaines, en sachant que nous avons voulu prendre notre temps et poser nos valises pour 2 voire 3 nuits minimum à chaque endroit, tout en évitant la partie la plus « touristique » de la péninsule, j’ai nommé : La Riviera Maya avec Cancun – Playa del Carmen – Tulum.


Petit avertissement tout de même : n’oubliez pas qu’il fait chaud par ici et que les moustiques seront vos pires ennemis ! Prévoyez donc de l’anti-moustique pour votre voyage, et si vous êtes sensibles à la chaleur, n’oubliez pas de prévoir en conséquence …

couple qui marche dans la mer à Mahahual
 
1 – Péninsule du Yucatan VS Yucatan : quelle est la différence ? 2 – J1 : Cancun 3 – J2-4 : L’île d’Holbox 4 – J5-7 : Vallodolid et ses alentours 5 – J8-10 : Mérida, Izamal et Uxmal 6 – J11 : La Lagune de Bacalar 7 – J12-19 : Majahual : la ville méconnue des européens 8 – J20 : Calakmul : le temple incontournable du Mexique 9 – Ce pour quoi le temps nous a manqué 10 – Notre avis sur la péninsule du Yucatan
 
Itinéraire Voyage Yucatan au Mexique

Péninsule du Yucatan VS Yucatan : quelle est la différence ?

La confusion est facile, mais il y a pourtant une énorme différence entre les deux ! La péninsule du Yucatan comprend tous les états situés entre les Caraïbes et le Golfe du Mexique c’est-à-dire : Le Quintana Roo, le Campeche et le Yucatan (le Yucatan est donc un état, dont le chef-lieu n’est autre que la très réputée ville de Mérida). Vous êtes prévenus, donc plus de raison de confondre 😉


J1 - Cancun

A peine débarqués de l’avion, c’est bien entendu Cancun que nous découvrons en premier lieu. On doit bien vous avouer que nous ne sommes pas conquis et nous avions prévu de directement faire route vers l’île d’Holbox. Cependant, avec le retard de notre avion et les formalités de douanes, nous avons raté le dernier bus et avons donc décidé de passer une nuit dans le centre de la ville.


La ville est remplie de gros building, très embouteillée et très bruyante. Nous apercevons au loin les gros resorts de plage qui s’alignent sur des km, ça ne nous charme pas vraiment. Cependant, lors de notre unique soirée ici, nous avons été manger notre premier repas mexicain sur la place de la palapas et l’ambiance y était vraiment sympa !


couple street food a Cancun

Pourtant, pas très serein quant à la sécurité à Cancun le soir, nous ne nous sommes pas trop attardés. C’est notre premier jour et comme tout le monde, nous avons entendu énormément de mauvaise choses sur le « dangereux » Mexique.


Infos pratiques : - Bus Aéroport Cancun – Cancun centre : bus ADO 104 MXN/p - Hostel Cancun : Hotel Inn Cancun (400 MXN/nuit la chambre double avec SDB privée). Hôtel rustique mais qui fait l’affaire et qui a l’avantage de se situer à 2 minutes à pied de la gare des bus ADO. - Manger à Cancun : Rendez-vous sur la place las palapas, et commandez des quesadillas ou des empanadas chez Luis (le street food le plus à droite). Vous ne paierez pas cher, et elles sont super bonnes (en tout cas, c’est ce qu’on a trouvé pour notre premier repas mexicain).

J2-4 - Isla Holbox : que faire sur l’île d’Holbox

Après notre nuit à Cancun, nous avons rejoint l’île d’Holbox en prenant d’abord un bus jusque Chiquila puis nous avons pris un ferry (30 minutes) pour rejoindre la très fameuse île paradisiaque dont tout le monde parle !


On vous avoue qu’on a eu un bon coup de cœur pour cette île, malgré que les sargasses aient envahies l’ile le jour où nous y avons mis les pieds… Cela dit, si ces algues prolifèrent, c’est en grande partie à cause de la pollution, à nous de nous poser des questions ! En plus, elles vont et viennent et il serait vraiment extrêmement dommage de rater cette île simplement à cause de ça, car l’ambiance qui y règne est juste Waouw. Et puis bon, à la saison des pluies il y a aussi les énormes flaques qui envahissent les rues, rendant les déplacement à pieds quelques peu … mouillés ! Mais, des voiturettes de golf (qui ne sont pas du tout électrique et en fait plutôt très polluantes) font office de taxi à travers toute l’île puisqu’ici : pas de voiture (à quelques exceptions près).


rue inondée de Holbox

Bref trêve de bavardage : Holbox ce n’est pas seulement un paradis envahis de sargasses et des flaques où on vient pour mettre les pieds en éventail sur la plage, il y a plein de choses à y faire et on y a d’ailleurs consacré un article complet avec tous les détails des activités et les infos pratiques pour y arriver, y loger, etc. Je suis sympa, je vous mets le lien ici, comme ça vous ne devez pas chercher partout !


Couple sur balançoire face à la mer à Holbox

On vous fait quand même un petit résumé des possibilités ici (parce qu’on est sympa évidemment) :

  • nager avec les requins baleines (de mai à septembre),

  • observer la bioluminescence,

  • marcher jusqu’à la Punta Coco,

  • découvrir le plus beau street art qu’on ait vu au Mexique (à part peut être à San Martin Ticajete, près d’Oaxaca),

  • admirer un sunset à la Punta coco et les flamands roses (de novembre à février),

  • se baigner, se baigner et encore se baigner (ce que nous n’avons pas fait, les sargasses rappelez-vous).

Nous avons passé 2 nuits sur l’île, mais on y serait bien resté une nuit de plus pour vraiment s’imprégner de l’ambiance... A bon entendeur !
coucher de soleil Holbox
Street Art Holbox

J5-7 : Découvrir Valladolid et ses alentours

Après ces quelques jours à s’acclimater au jetlag et à se la couler douce à Holbox, on a repris le ferry dans l’autre sens, puis un nouveau bus (encore un ADO, on n’avait toujours pas compris qu’il y avait des compagnies 2 fois moins cher) pour nous rendre jusque Valladolid !


Comme nous avons voulu profiter de la matinée à Holbox, nous arrivons tard à Valladolid et il y fait déjà noir. Cependant, nous sommes ravis de découvrir le Zocalo (la place principale) éclairé, avec son ambiance paisible et l’église qui trône fièrement sur un de ses côtés.

La ville est un bon pied à terre pour de nombreuses excursions aux alentours à nouveau (on vous en parle en détails ici, et avec pleins de photos en plus), nous y avons donc passé 3 nuits (dans un hostel qu’on ne vous recommandera pas ahah).

Que faire à Valladolid ?

Ville coloniale construite sur une ancienne cité Maya (Zaci), Valladolid dégage une atmosphère calme et chaleureuse, avec ses maisonnettes colorées et ses rues bien arrangées. Le centre-ville n’est pas bien grand et ici tout peu se visiter à pied ! On vous conseille de vous balader calle 41A et de la parcourir de long en large, du couvent San Bernardo au Zocalo : cela vous donnera les plus beaux aperçus de la ville, tout en vous permettant de découvrir les lieux principaux.


N’oubliez pas également de vous perdre simplement dans les ruelles, de passer les portiques ouverts : cela signifie toujours qu’il y a quelque chose à voir derrière, que se soit un magasin, un restaurant ou parfois, un jardin !


La ville est pleine de merveilles (il y a même un cenote à découvrir, c’est un peu comme leur piscine municipale, mais actuellement – novembre 2021 – l’accès y est interdit pour travaux).


Eglise Valladolid
Lettres Valladolid

Que faire autour de Valladolid ?

Rio Lagartos

Nous avons par exemple consacré une journée de notre séjour dans cette jolie ville coloniale pour aller découvrir la réserve naturelle de Rio Lagartos. Au programme : un beau tour en lancha de 3h à la rencontre des crocodiles, des flamants roses, et de centaines d’oiseaux différents ! Moi qui adore les oiseaux je vous jure que j’ai été servie (Quentin lui, il s’en fichait un peu qu’on se le dise, mais bon ça me faisait plaisir alors il a dit amen).


Les cenotes du Yucatan

Pour ceux qui l’ignore encore : la péninsule du Yucatan regorge de trésor sous-terrains appelés cenotes. Ce sont des piscines naturelles causées par des effondrements de sol et entourés de verdure avec de l’eau incroyablement bleue à l’intérieur et dans lesquels il fait bon d’aller se rafraichir (rappelez-vous, vous êtes au Yucatan et la moitié du territoire est recouvert de mangrove !) Autour de Valladolid, il y en a 1001 à découvrir. Cependant, on ne peut que vous conseiller de bien choisir et de bien vous renseigner. Si vous souhaitez des cenotes reculés avec peu de monde, il vous faudra chercher car ils deviennent de plus en plus touristiques. Souvent, vous apercevrez même une file de personne pour « prendre la photo que tout le monde prend » (sorry pour le cenote Suy-tun parce qu’il a l’air incroyable, mais les échos qu’on en a eu nous ont refroidi, on n’y a pas mis les pieds).


On avait des échos super élogieux du cenote Oxman : on s’est donc lancé à l’assaut de notre premier puit naturel… Et la déception fut de la partie ! Le cenote en tant que tel est vraiment magnifique mais ici, 50 personnes dans l’eau, gilets de sauvetage obligatoire et à l’extérieur, un restaurant et une piscine pour vous accueillir après votre baignade. Si c’est plutôt sympa quand vous voyagez en famille de pouvoir y passer une après-midi avec les enfants, on vous avoue que payer 150 pesos/p (ah bah oui, l’entrée est payante, et 6,5€ en plus, plus cher que d’aller à la piscine en Europe) pour se retrouver dans un lieu dénaturé par le tourisme, ça nous a plutôt déçu…


Mais attention, il y a encore des cenotes bien préservés, et avec un peu de recherche sur le net ou auprès des locaux vous les trouverez (on ne vous met pas tous les noms ici, on vous laisse un peu de travail quand même sinon ce n’est pas rigolo) !


Cenote Oxman
cenote Oxman

Les temples autour de Valladolid

En dehors des merveilles naturelles, les environs regorgent également de merveilles historiques. De nombreux temples sont disséminés autour de Valladolid, et il n’y a que l’embarras du choix : à vous de décider quelle merveille vous voudrez découvrir ! Vous pourrez partir à l’assaut de Chichen Itza et de sa pyramide reconnue comme merveille du monde, d’Ek Balam avec son cenote et sa fameuse nécropole ou encore de Coba encore englouti sous la végétation. On ne vous cite ici que les principaux, évidemment 😉 De notre côté, on a réservé notre budget (car les prix d’entrées ont presque triplé depuis 2019) pour d’autres choses qui nous tenaient d’avantage à cœur…


J8-10 : Visiter Mérida, Izamal et Uxmal

Après la découverte de Valladolid, on a finalement fui notre hostel (on vous jure, il était vraiment pas ouf, mais tout ça c’est la faute des moustiques !) et pris un bus en direction de Mérida. Lors de notre arrivée (à 12h sous une chaleur accablante), on découvre à nouveau une ville coloniale construite sur l’ancienne ville maya de T’ho (bon en même temps qu’on se l’avoue, les espagnols ont tout peté ici et utiliser les pierres pour reconstruire leurs nouvelles villes, alors c’est pas étonnant).


Lettres Merida

Mérida est en fait la grande sœur de Valladolid. On y retrouve la même architecture et le même environnement mais si les villes sont similaires, elles sont cependant très différentes pour plein de raisons (same same but different, vous connaissez l’expression ?)


Tout d’abord, Mérida est beaucoup plus touristique que Valladolid (mais pas dans un sens négatif car elle reste très belle et les locaux très authentiques). Ici on vous parlera en anglais, vous trouverez plein d’agence de voyages et d’organisation de visites guidées etc. Mais en même temps, pourquoi s’en étonner puisque nous sommes ici dans la capitale de l’état du Yucatan.


Ensuite, vous trouverez ici un nombre d’auberge de jeunesse incroyable (et elles sont bien en plus !) et plusieurs gares des bus : ah, voilà, on a enfin compris que chez ADO, ils volent notre argent, il nous en aura fallu du temps !


Pour finir, à Mérida il y a des fast food, si si on vous jure, on a même fini chez Burger King le jour de notre arrivée tellement j’étais affamée et parce que nous n’avions pas le courage de chercher un chouette endroit où manger…


Bref, en dehors de toutes ces différences, il y a énormément de choses à y faire et à faire dans les alentours, dooonc (vous le voyez venir j’en suis sure 😉) : on vous a de nouveau fait un article spécialement dédié à la ville et à ses alentours : je suis toujours gentille et je vous le mets ici.

De notre côté, nous avons passé 3 nuits à Mérida et loué une voiture pendant 2 jours afin de visiter les environs. Cela nous a permis d’accéder à des endroits reculés et de gagner pas mal de temps sur les trajets !

Que faire dans le centre de Mérida ?

Ici, les musées sont nombreux et souvent gratuits (mais beaucoup sont fermés à cause du covid pour l’instant – novembre 2021), les églises aussi et les restaurants encore plus ! N’hésitez pas non plus à vous perdre dans les allées du marché municipal Lucas de Galvez car il est très chouette à découvrir et cela émoustillera vos narines !



La ville organise également un free walking tour (tlj sauf dimanche – 9h30) vous permettant de visiter la cité en étant bien accompagné, et avec pleins d’infos supplémentaires. Ca vaut le coup, ne le ratez pas (pas comme nous quoi, on n’avais pas capté qu’il y avait pas le dimanche…)


N’oubliez pas aussi de goûter à la cuisine yucatèque : il faudra y mettre un peu de budget, mais ça vaut vraiment la peine d’essayer (les plats traditionnels sont chers malheureusement).


Que faire dans les alentours de Mérida ?


Izamal

La très fameuse ville jaune n’a pas failli à sa réputation. Nous y avons passé 2h et franchement j’ai été au paradis pendant ce petit laps de temps ! Vous me direz que j’exagère (bon oui un peu) mais honnêtement, c’est un petit paradis pour les gens qui aiment la photographie (j’aurais pu dire photographe, mais je n’ai pas la prétention de dire ça de moi-même alors bon, j’enjolive la phrase quoi).


Bref, Izamal c’est (encore) une ville construite sur des ruines Maya, où vous pourrez admirer le magnifique couvent de Saint Antoine de Padoue tout jaune mais aussi les ruelles jaunes, les maisons jaunes, le soleil jaune, bref du jaune quoi ! N’oubliez pas de faire un détour par la pyramide et par le marché, se serait bête de faire tout ce chemin et de les rater. Si vous avez du temps, ca peut être cool d’y passer une nuit pour se plonger dans l’ambiance.


Mur jaune dans la ville de Izamal

Les cenotes autour de Mérida

Grâce à notre voiture de compétition (on n’avait pas de 4x4 on vous jure), nous sommes allés découvrir des cénotes (certes connus) mais reculés et donc très peu fréquentés (on a chaque fois été seuls au moins 30 minutes, ça n’a pas de prix). Autour de Mérida, c’est comme autour de Valladolid, il y en a plein et de nouveau tout est une question de choix et d’envies : on ne peut que vous conseiller les 2 cenotes suivants car ce furent de vrais coups de cœur, qui nous ont réconciliés avec les piscines naturelles :

  • Le cenote Noh Mozon : lui c’était l’enfer pour y arriver parce qu’il est au bout d’un chemin de terre de 4km et qu’on est tombé sur un mexicain stressé devant nous, qui a mis 45 minutes pour faire 2 km … Mais on a rongé notre frein, on s’est accroché, et à après ces 45 minutes il s’est arrêté, nous a demandé s’il y avait bien un cenote au bout (hein quoi, mais c’est toi qui vit ici non, moi j’en sais rien !?) et il nous a laissé passer. OUUUUUF 10 minutes plus tard (si si on vous jure, 2km-10min et pas 45 !!) on arrive enfin à l’Eden recherché, c’est-à-dire : un trou au milieu de la jungle (bon, y a quand même un Mexicain qui vit à 200m et qui te demande de payer 50pesos/p pour pouvoir entrer). Une famille s’en va pile au moment où nous arrivons, du coup on se retrouve tout seuls et là : on profite ! 30 minutes plus tard par contre, on sera quand même rejoint par notre copain mexicain et ses parents, mais ils étaient sympa alors c’était cool !

  • Le Cenote Kankirixche : un peu moins perdu que le précédent mais superbe quand même, on a également bien apprécié les lieux. Ici, c’est une route de terre (en meilleur état que la précédente) sur 2 km et à l’arrivée, on découvre un cenote mi-grotte-mi-ouvert ! Et on kiffe, car c’est vraiment dingue de nager sous terre comme ça. On ne sera pas seuls ici, mais se sera tout comme, car des plongeurs sont tout au fond du cenote. C’est très réputé la plongée en cénote et il parait que ça vaut vraiment la peine, malheureusement, on n’a pas eu l’occasion d’essayer.

Cenote dans le Yucatan

Les temples autour de Mérida

Les 2 plus connus sont Mayapan et Uxmal. Si Mayapan n’est pas très grand en soi, il est peu touristique, très bien conservé et petit plus : l’entrée n’est pas chère (50MXN/p). Vous pourrez en plus grimper sur sa pyramide de 18m et admirer la cîme des arbres vue d’au-dessus. Nous en tout cas, on a adoré ! Uxmal quant à lui, est le petit frère de Chichen Itza. Enfin on dit petit frère, mais sa pyramide principale est tout de monde 5m plus haute que celle de Chichen Itza et de forme ovale ! Son prix est lui aussi élevé (461MXN/p – novembre 2021) mais le site est perdu au milieu de la jungle, on y rencontre de nombreux iguanes et on y aperçoit même des urubus à tête rouge (Quentin dit d’ailleurs que c’est la seule chose que j’ai retenu de la visite : mais c’est faux ! J’ai aussi retenu que si je claque dans mes mains devant la pyramide, ça fait le bruit du Quetzal. Mais bon, c’est encore une histoire d’oiseau donc …)


homme devant la pyramide de Uxmal

J11 : Bacalar et la lagune aux 7 couleurs

Nous avons longuement hésité sur la suite de notre itinéraire : irons-nous ou n’irons-nous pas à Campeche ? Bien qu’en ayant très envie, il faut faire des choix et nous avons donc zappé l’étape Campeche suite aux avis des autres voyageurs. Bien que très positif quant à la beauté de la ville, celle celle-ci se prête plutôt à une étape d’une nuit, et nous n’avions pas envie de « faire le détour » pour juste une nuit, surtout vu les plans qui nous attendent les prochains jours !


Nous avons donc fait route vers Bacalar (et même si on a appris de nos erreurs, on l’a fait en bus ADO car on n’était pas encore des pros, et on n’avait pas trouvé de moyen facile et pas cher de faire le trajet Mérida-Bacalar).


Arrivés à 19h, il fait donc déjà noir (ah oui, on a oublié de vous dire : il y a un décalage horaire d’1h entre le Quintana Roo et les autres états : ici, ils se sont arrangés pour que la nuit tombe à 18h30 plutôt qu’à 17h30 comme ailleurs dans le Yucatan) et nous rejoignons assez vite notre camping avec vue sur la lagune. Crevé, on pose nos affaires et on va vite manger un bout, sans trop se poser de questions.


ciel étoilé de Bacalar

Lever de soleil sur la lagune de Bacalar

Le lendemain, après une nuit agitée dans notre tente plantée presque dans la cuisine de l’hostel (on devrait faire un best of de nos logements en fait), on découvre finalement la lagune et on est skotché ! Depuis l’hostel, le ponton donne directement dans la lagune dont l’eau se décline en différentes teintes, du bleu au turquoise. En plus, les eaux sont calmes et le lieu d’une quiétude absolue : ça vaut la peine de s’arrêter à Bacalar pour se reposer.


Cependant, il est possible d’aller nager dans un cenote gigantesque à proximité (le cenote Azul) ou dans le cénote Cocalitos (en semaine pour qu'il n'y ait pas trop de monde), de se baigner à Los Rapidos (des rapides pour ceux qui ne parlent pas espagnol), ou encore de partir à l’assaut du canal des pirates à bord d’un voilier.




Nous en tout cas, on vous conseille de NE SURTOUT PAS RATER le levé de soleil sur la lagune. Il est vraiment à couper le souffle et vous pourrez récupérer toute la journée sur place après de votre réveil matinal 😉


Nous y passerons deux nuits mais n’y consacrons qu’une journée, alors on se baigne dans la lagune, on se balade dans la ville, et on se repose. Il y avait aussi la possibilité de louer un kayak ou un paddle, mais on a préféré la natation !


J12-19 : Majahual, le village de la plongée sous-marine

Plutôt prisé des américains à cause du port de plaisance qui s’y situe, Majahual est souvent la grande délaissée de la Riviera Maya (et ce n’est peut-être pas plus mal).


Après notre escale à Bacalar, nous avons posé nos valises dans ce village de pêcheur pour 1 semaine avec un but très précis : passer notre brevet de plongée. Le lieu est réputé pour le snorkeling et pour la plongée sous-marine, surtout à cause de l’Atoll des Chinchorros, situé à 30 km au large.


L’ambiance que nous avons trouvée ici est plutôt ambigüe : la journée, un ou deux bateaux de croisière déversent des touristes américains sur le Malecon (la digue) et ceux-ci profitent alors de la plage, de massages et mangent et boivent à foison. Les restaurants du Malecon sont donc orientés plutôt vers ce genre de clients. Et puis le soir, quand les bateaux sont partis, et il ne reste que les locaux et les restaurants typiques, et après 2 jours, on s’est senti un peu comme à la maison c’était indescriptible !


Plage de Mahahual

Au niveau de notre expérience de plongée, on a beaucoup apprécié et beaucoup appris grâce au centre Takata experience. En plus d’être un centre de plongée, c’est également un centre de recherche et de protection de la biodiversité sous-marine. Nous y avons passé notre Padi open water Diver (niveau 1 donc) qui nous permet désormais de plonger jusqu’à 18m en sécurité. Nous y avons consacré 4 jours, comprenant des cours théoriques mais également 6 plongées. Nous avons d’ailleurs été assez chanceux lors de celles-ci car nous avons pu observer de nombreux animaux (tortues, raies, murènes, poissons ballons) ce qui n’est pas toujours le cas lors des plongées d’apprentissage car il y a également beaucoup d’exercices techniques à pratiquer. Bon, Quentin a peut-être été un peu moins chanceux car il a été légèrement malade sur le bateau (2 vomis c’est léger non ?).


Plongeurs à Mahahual

Notre verdict sur l’expérience plongée : Moi (Clem) je suis plutôt très convaincue, j’ai beaucoup aimé (même si ce n’est pas l’extase dont beaucoup parle). L’avis de Quentin est plus mitigé : il a beaucoup aimé une fois qu’on était au fond de l’eau et s’est senti safe et émerveillé. Cependant c’était assez difficile pour lui au niveau de la pression pour ses oreilles, il avait beaucoup de mal à la réguler et les trajets en bateau et le mal de mer l’ont également un peu refroidi …


J20 – Calakmul : le temple incontournable au Mexique

Après cette belle semaine, nous avons finalement repris la route. Un collectivo direction Chetumal puis un bus pour Xpujil, et nous voilà arrivé à la porte d’entrée de Calakmul.


Mygale au Mexique

Nous avons passé une nuit à Xpujil où (notre hostel ici), avec 2 amis, nous avons loué une voiture à un particulier (depuis l’hostel cabanas Chaak Calakmul) pour 600 MXN pour 24h. C’est vraiment un bon plan, car ils ne demandent aucune garantie, et à 4, ça revient moins cher que de prendre une navette (500MXN/p) pour rejoindre le temple (tout de même presque 1h30 de route depuis Xpujil).


Nous sommes ensuite parti à la conquête de Calakmul tôt le matin, et avons d’abord traversé la réserve naturelle en voiture (route limitée à 30km/h) avant d’atteindre l’entrée du site archéologique. Sur la route, nous avons même eu la chance d’apercevoir de nombreux animaux : tayras, coatis, mygale, dindons ocellés, …

Ensuite, nous sommes partis à l’assaut des différentes pyramides : on peut même grimper dessus (50m de haut tout de même, ça chauffe dans les mollets) et avoir une vue vraiment incroyable sur la réserve naturelle. On y entend et on y aperçoit également les singes hurleurs (leurs cris font d’ailleurs un peu froid dans le dos) et on peut rigoler en regardant les singes araignées se propulser de branches en branches ! Les plus chanceux apercevront même des toucans et des crocodiles et si vous avez vraiment beaucoup de chance (mais même les guides disent ne pas les apercevoir), vous pourrez entrevoir un jaguar si vous passez par là à l’aube.



Après cette belle visite (un peu raccourcie, une petite partie du parcours est fermée à cause du covid), nous nous sommes arrêtés au volcan des chauves-souris, à la sortie de la réserve naturelle. A la tombée de la nuit, des dizaines de milliers de chauve-souris sortent de leur grotte toutes en même temps pour aller chasser : on vous assure le spectacle est plutôt impressionnant !


Les lieux pour lesquels le temps nous a manqué

Nous étions déjà contents d’avoir passé 20 jours dans le Yucatan, et avions envie de rejoindre une région moins courue du tourisme de masse. C’est pourquoi, nous avons quitté le Yucatan après avoir rejoint Calakmul. Cependant, si nous y avions passé d’avantage de temps, nous aurions visité certains de ces lieux, qui nous faisaient de l’œil :


Campeche

Une ville classée au patrimoine de l’unesco qui est cependant un peu décentrée du reste des visites et pour laquelle nous avons longuement hésité à faire le détour. Ici, vous trouverez des rues colorées et l’un ou l’autre beaux musées, ainsi que quelques cenotes et temples aux alentours ! Vous aurez aussi l’occasion d’apercevoir le golfe du Mexique bien évidemment.


La réserve de Sian K’aan

Une réserve naturelle située le long de la Riviera Maya, qui est parait-il vraiment exceptionnelle (dauphins, lamantins, tortues, …) mais qui n’est pas si facile d’accès. Les prix des visites depuis Tulum sont vraiment excessifs (de l’ordre de 120$ par personne) et si nous voulions payer moins cher (25-30$/p), il fallait rejoindre directement Punta Allen, qui n’est pas si facilement accessible. Nous aurions pu le faire, mais cela nous aurait pris beaucoup de temps en transport. Cependant, nous l’aurions fait sans hésiter si nous avions eu une voiture de location : à bon entendeur 😉


Isla Cozumel

On entend beaucoup de choses sur cette île, et il est parfois dur de faire l’impasse sur certains échos. Partout, on dit que Cozumel est très construit, avec beaucoup d’américains et de gros hostels, ce qui la dénature… Cependant, cette île est une des plus connues pour la plongée, les récifs y sont incroyables (le 2ème plus grand du monde tout de même) et la faune sous-marine très abondante.


Cependant, au vu des prix, et comme nous ne passions pas par la Riviera Maya, nous avons décidé de ne pas faire le détour malgré que la deuxième moitié de l’île soit complètement sauvage et avec une eau turquoise incroyable ! Nos amis ont beaucoup apprécié leur séjour là-bas, pour eux c’est la plus belle île qu’ils n’aient jamais vus.


Bref vous l’aurez compris, il y en a des choses à faire dans la péninsule du Yucatan, il vous faudra du temps si vous souhaitez en découvrir chaque recoin !


Notre avis sur la péninsule du Yucatan

La péninsule est vraiment magnifique et regorge de lieux à découvrir, tous plus incroyables les uns que les autres. Il y a beaucoup de lieux reculés encore bien préservés et une biodiversité surprenante autant sur terre qu’en mer. Il serait injuste de dire que le Yucatan ne vaut pas la peine !


Cependant, pour nous c’est peut-être la partie la moins authentique du Mexique, à cause du tourisme justement. Ici, les prix sont un peu excessifs à notre goût et nous n’y avons personnellement pas très bien mangé. La nourriture est grasse, sans légumes et pas très variée … La seule solution pour manger un peu de légumes est d’y mettre le prix malehreusement. Nous avions entendu tellement de bien de la nourriture mexicaine, que nous en avons été étonnés. Par contre, leur guacamole et leurs avocats sont tellement délicieux :-D


Notre avis est donc un peu mitigé : nous avons été éblouis par les paysages, par les villes et les lieux à découvrir. Nous ne regrettons donc absolument pas notre passage là-bas. Par contre, les prix et les touristes utilisés comme vaches à lait et la nourriture peu variée ont un peu terni le paysage… Cependant, c’est une destination géniale pour un séjour de 2-3 semaines, le tourisme y est extrêmement facile et il y a tellement de choses à y découvrir et de paysages à couper le souffle.


On finira tout de même sur une note positive : nous avons eu un gros COUP DE CŒUR pour le temple de Calakmul : c’est l’un de nos 3 incontournables au Mexique. Franchement ne le ratez pas car il vaut vraiment la peine, même s’il est excentré et plus difficilement accessible.


Couple au dessus de la canopee de la jungle de Calakum

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